Les formats vidéos informatiques

Dès qu'on parle d'encodage vidéo et d'exportation en dehors d'un support optique (DVD ou Blu-Ray), se pose la question du format et du codec à utiliser.

La jungle des formats vidéo

jungleformatIl est aujourd'hui de plus en plus compliqué de s'y retrouver dans les formats et les codecs vidéo (et audio aussi d'ailleurs !).

Chaque nouveau type d'appareil ou nouveau support apporte son lot de nouveaux formats et les constructeurs d'appareils développent des formats propriétaires, souvent incompatibles avec les appareils concurrents. Certains formats et codecs sont dédiés à certains types d'appareil ou de support, certains sont protégés et sous licence tandis d'autres sont libres, sans compter les incompatibilités entre les univers PC et Mac. Certains formats et codecs sont lisibles nativement sur un ordinateur, d'autres nécessitent l'installation d'un codec particulier ou d'un player dédié.

Un format par utilisation

Voici un petit tour d'horizon non exhaustif des différentes situations qu'on peut rencontrer pour montrer qu'il n'existe pas de format ni de codec universel

Les films diffusés sur Internet

Il y a pléthore de formats vidéos sur Internet, qui se sont accumulés au fil des ans, faute de standardisation. On trouve entre autres du flash, ogg, quicktime, mpeg-4, mpeg-2, windows media, real media, divx, etc. Certains sont naturellement plus répendus que d'autres, de part leur performances ou leur légèreté, même si en ce moment, le codec le plus répendu que l'on retrouve dans de nombreux format reste le h.264.

Aujourd'hui, avec l'avènement de la nouvelle version du HTML (le HTML 5), un semblant de standard fait son apparition. En effet, la nouvelle version du code html offre la possibilité d'intégrer de la vidéo à une page web en natif, c'est à dire sans recourir à des logiciels tiers. Mais là encore, tout le monde n'arrive pas à se mettre d'accord et plusieurs standards subsistent. En fait, le code html étant interprêté par le navigateur, chaque société qui en développe un (Microsoft pour Internet Explorer, Mozillia pour Firefox, Google pour Chrome, etc.) décide du ou des formats que son logiciel va pouvoir lire tout seul.

Les principaux formats qui subsistent aujourd'hui sont le h.264/mpeg-4, le ogg, le flash (qui n'est toujours lu en natif mais qui est très répendu), et un nouveau codec a fait son apparition : le WebM (ce codec est utilisé par de nombreux sites - et non des moindres - comme par exemple Youtube).

formats video

Il n'y a pas vraiment un codec meilleur que l'autre (il y a du pour et du contre), le plus important étant de savoir si l'utilisateur va pouvoir lire votre vidéo. Si vous restez dans ces formats là, il ne devrait pas y avoir trop de problèmes, sachant que certains visiteurs vont devoir installer un plugin externe (le Flash player d'Adobe, le Silverlight de Microsoft ou le Quicktime d'Apple), tandis que d'autres pourront les lire nativement grâce à leur navigateur si ce dernier est récent et à jour.

Il n'y a pas de solution miracle ici, car vous ne pouvez pas savoir quels plugins sont installés sur les machines de vos visiteurs, ni quel navigateur ils vons utiliser et si ce dernier sera à jour ou non, prenant en charge les derniers standards... Néanmoins, il est souvent possible d'encoder votre film sous plusieurs formats, le navigateur cherchant en priorité le fichier qu'il est capable de lire.

Les films diffusés par vos soins

J'entends par là un film que vous allez par exemple diffuser depuis une clé USB pendant un rendez-vous ou depuis votre laptop relié à un vidéoprojecteur lors d'une convention.

Il n'y a pas ici de format ou de codec supérieur à un autre, le bon étant celui que vous pourrez utiliser sans problème. Le tout est d'avoir les bons outils sur la machine qui va servir à lire le film. Le plus important ici est de déterminer la qualité du film, c'est à dire sa définition (SD ou HD) et sa qualité d'encodage, par rapport au type de diffusion que vous envisagez.

Les films destinés à être distribués à des tierces personnes

C'est sans doute le cas le plus complexe. Vous pouvez décider sur quel type de support est destiné à être lu votre film (ordinateur, smartphone...) et choisir le format et le codec en conséquence, néanmoins il y a aura toujours des problèmes de compatibilités dus à l'environnement sous lequel est l'utilisateur (Mac ou Windows par exemple), et vous ne pouvez pas savoir si sous cet environnement, l'utilisateur a tous les outils nécessaires pour lire correctement votre fichier.

La meilleure parade est de multiplier les fichiers, en tentant de prévoir les différents besoins. Par exemple, pour un fichier destiné à être lu sur ordinateur, vous pouvez proposer une version pour les Mac (un fichier .mov) et une version pour Windows. Et encore, toutes les versions de Windows encore utilisées (XP, Vista, Seven et Windows 8) ne lisent pas en natif les mêmes formats !

Du cas par cas

Le cas par cas reste la meilleure solution, dans le sens où une étude des besoins de diffusions va aider à déterminer la meilleure stratégie pour l'encodage. Le point le plus important étant qu'un même film peut être exporté sous de multiples formats et codecs différents, chacun ayant mêmes ses propres réglages de qualité. Le tout reste de bien doser et de ne pas proposer vingt cinq versions d'un même film à un utilisateur, jute au cas où...

Wilfried VIAL - Les Premiers Pas
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